Le minaret de Djam va être sauvé grâce à l’Unesco et à l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit

Les récentes inondations et la situation sécuritaire menacent la préservation du Minaret et des vestiges archéologiques de Djam. L’UNESCO va dépêcher une mission sur place, et lance un projet pour la sauvegarde du site, grâce au financement de l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH) à hauteur de 1,9millions de dollars américains.

Le Minaret de Djam est exposé à plusieurs risques et sa conservation demeure une priorité pour les autorités afghanes. En réponse aux inondations des dernières semaines, l’UNESCO enverra, en coopération étroite avec l’Afghanistan, une première mission d’expertise pour la sauvegarde d’urgence et l’évaluation des dommages, financée par le Fonds d’urgence pour le patrimoine de l’UNESCO. Ces mesures et les informations recueillies serviront de base au développement du Plan de conservation détaillé pour le monument et aiguilleront les interventions prioritaires pour assurer la stabilité du Minaret.

L’objectif du plan de conservation détaillé est d’améliorer la protection, la stabilité structurelle et le suivi général du site. Un des aspects du projet est de créer un environnement durable pour la formation et l’emploi des professionnels locaux. Les experts de l’UNESCO travailleront étroitement avec une équipe de professionnels afghans des ministères et universités, afin de renforcer les capacités locales.

Haut de 65m, le minaret de Djam date du XIIe siècle. Avec les vestiges alentour, le Minaret fut le premier site d’Afghanistan inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO et sur la liste du Patrimoine mondial en péril, en 2002.

Le Comité du Patrimoine mondial a déjà souligné le besoin de planifier et mettre en œuvre des mesures d’intervention d’urgence. En octobre 2017, l’UNESCO avait aidé les autorités afghanes à compléter le premier relevé 3D détaillé du Minaret et de ses alentours. Ce relevé a produit un ensemble complet de données scientifiques, base indispensable pour la formulation d’un plan de conservation détaillé. Par ailleurs, avec le soutien de l’UNESCO, les autorités afghanes ont élaboré un Plan d’action de conservation préliminaire en 2017, qui a identifié un nombre de mesures d’intervention prioritaires.