90 ans de relations FRANCE – AFGHANISTAN

Le CEREDAF (Centre d’Etudes et de Recherches Documentaires sur l’Afghanistan), sous le patronage de l’ambassade de la R.I. d’Afghanistan en France et de l’ambassade de France en Afghanistan, a organisé le 16 et 17 mars au Palais Bourbon un colloque pour célébrer les 90 ans de l’établissement de nos relations diplomatiques. D’illustres personnalités comme d’anciens ambassadeurs, des diplomates, des militaires, des membres d’ONG étaient présents. Tout au long de ces deux jours nous avons entendu avec un grand plaisir des présentations riches illustrant les relations intenses et profondes qui unit l’Afghanistan et la France. Trois grands tournants de l’histoire de l’Afghanistan ont été abordés.

La période s’étalant de 1922 à 1978 est immanquablement une période que l’on peut qualifier « d’âge d’or dela coopération » (des accords couvrant des secteurs comme l’agriculture, l’économie, l’enseignement ont été conclus entre les deux pays).

Il est primordial de préciser que la France a toujours été aux côtés du peuple afghan même dans les moments les plus sombres de son histoire (époque s’étalant de1979 à 2001). Les afghans sont profondément reconnaissants de l’aide apportée par la France, aide qui a apporté des transformations dans leur quotidien. Plusieurs de nos compatriotes afghans ont ainsi rendu témoignage de cette présence française.

La seconde période de 2001 à nos jours est indéniablement liée à 1922-1978. Elle prend toute son importance sur les fondements du passé en créant aujourd’hui de nouvelles étapes qui s’inscriront dans l’avenir de l’Afghanistan.

La signature, le 27 janvier 2012, du traité d’amitié et de coopération pour une durée de vingt ans entre les deux pays, illustre le bien-fondé de nos relations historiques. Le contenu de ce traité a d’ailleurs fait l’objet de développements particuliers pendant ces deux jours, mettant ainsi en lumière les huit grands domaines de coopération (défense et sécurité, relations économiques et investissements, coopération technique et culturelle, développement agricole et rural…) entre l’Afghanistan et la France.

Il a été rappelé que la France a un rôle capital à jouer en tant qu’ancien pays ami et partenaire. L’Afghanistan attend qu’elle persévère dans son partenariat multiforme. L’enseignement de la langue française doit faire l’objet d’une attention particulière, sans omettre bien-sûr les autres échanges culturels.

En matière de défense et de sécurité, les militaires français ont été appréciés par la population pour leur travail. Il nous faut continuer la formation et le soutien à tous les niveaux avec les forces de défense et de sécurité afghane.

La coopération en matière d’agriculture, de développement rural, de santé, doit là aussi s’inscrire dans la durée.

La France, pays institutionnel et démocratique, ne peut qu’aider les afghans en matière de gouvernance et d’état de droit.

Seule une économie active de l’Afghanistan est indispensable pour la stabilité du pays au bénéfice de ses voisins. Ces relations culturelles et militaires ne seront complètes qu’en intégrant cette dimension économique qui s’avère primordiale.