Vestiges d’Aynak : ministère de la Culture et de l’Information et UNESCO vont travailler ensemble pour leur préservation

Le président a chargé le ministère de l’Information et de la Culture de travailler en étroite collaboration avec des experts de l’UNESCO et d’autres bureaux concernés pour formuler un plan détaillé sur la conservation des vestiges emblématiques de la zone de la mine de cuivre d’Aynak.

Ghani a précisé, lors d’une rencontre avec le spécialiste du programme culturel de l’UNESCO, qu’il incombe au gouvernement de sauvegarder les sites historiques et les reliques, avec le soutien de l’expertise et de l’expérience de l’UNESCO et de ses organisations pour mieux assumer cette responsabilité.

L’exploitation de la mine, initialement prévue à partir de 2013 sous la supervision de la China Metallurgical Group Corporation, avait été reportée dans un premier temps jusqu’en 2014, mais le gouvernement afghan avait décidé de repousser l’exploitation du cuivre pour permettre la mise en place d’une campagne de fouilles.

Les fouilles initiales ont été menées en particulier par la Délégation archéologique française en Afghanistan et des archéologues afghans. Roland Besenval, directeur de la Délégation archéologique française en Afghanistan (DAFA), s’alarmait en 2009 : « Le site bouddhique d’Aynak est emblématique », son démantèlement constituerait une perte équivalente « à la destruction des bouddhas de Bamiyan » par les talibans en 2001.

Le chantier commencé en 2011 a permis le dégagement d’une dizaine de monastères défensifs, bâtis comme des forteresses en nids d’aigle. Pour Philippe Marquis, successeur  de Roland Besenval à la direction de la DAFA – de 2009 à 2014 – et chargé par le ministère afghan des mines de l’expertise scientifique et technique du projet de fouille, estime quant à lui que le site d’Aynak est « la plus belle révélation archéologique de ces 40 dernières années en Afghanistan ».

Plusieurs milliers de statues ont été trouvées, puis transférées au Musée national à Kaboul, ou stockées sur place. Un riche mobilier archéologique était encore en place, décors architecturaux, fresques, céramiques, monnaies, et même un trésor, de bijoux de perles et lapis-lazuli, qui a échappé aux pillages du début des années 2000.

La société Iconem a documenté les stupas, sculptures, peintures, de ce site emblématique perché à 2 500 m et réalisé un modèle 3D des vestiges, dont une partie est visible ici : https://www.lemonde.fr/architecture/visuel/2017/05/11/vus-d-un-drone-les-tresors-de-mes-aynak-en-afghanistan_5125971_1809550.html