Trois artistes afghans participent au festival « Visions d’exil » qui s’ouvre le 2 novembre

La deuxième édition du festival « Visions d’exil » organisé par l’Atelier des Artistes en exil, se tiendra du 2 novembre au 2 décembre dans différents lieux parisiens. Les « temps forts » se joueront au Palais de la Porte Dorée et à la Cité internationale des arts (site de Montmartre) mais le Mac Val (Musée d’art contemporain du Val-de-Marne) et le Théâtre-Sénart Scène nationale accueilleront aussi expositions et spectacles.

Les artistes afghans s’expriment, pour cette édition, à travers la littérature et la photographie. Farzaneh Hashemi, (née en Iran de parents afghans) écrit poèmes, nouvelles, littérature pour enfants… Elle lira quelques-uns de ses textes dans le cadre de la soirée littéraire « Dire l’exil », jeudi 8 novembre à 20h à l’auditorium du Palais de la Porte Dorée.  Elle sera, comme les autres auteurs-lecteurs de la soirée, accompagnée par le guitariste syrien Omar Haydar.

Kubra Khademi, qui vit en résidence à la Cité internationale des arts, participe à l’exposition collective « Regardez-moi ». C’est la figure de l’exilé qui est donnée à voir, en cinq portraits et une frise géants, du 2 novembre au 2 décembre au Palais de la Porte Dorée. Kubra Khademi a étudié les beaux-arts à l’université de Kaboul et à l’université de Beaconhouse à Lahore, au Pakistan. Boursière de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle est nommée Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres et expose dans les vitrines du ministère de la Culture au Palais Royal.

Après avoir photographié durant son propre chemin d’exil depuis l’Afghanistan les migrants sur la route des Balkans, notamment en Serbie, et s’être entretenu avec eux de sujets douloureux comme leurs altercations avec la police, à Paris, Abdul Saboor leur découvre un autre visage : ils parlent de faire la fête et de leurs projets. C’est sous cet angle que l’artiste propose une nouvelle série de portraits de demandeurs d’asile, exposés du 6 au 29 novembre au Théâtre-Sénart, Scène nationale (« Exils »).  Samedi 24 novembre à 17h, Abdul Saboor, né à Nangrahar, parlera de sa vie et de ses œuvres. Recherché par les talibans après avoir travaillé avec l’armée américaine, il a fui l’Afghanistan. Ses photographies sont exposées en Serbie, en Espagne, en Angleterre, en Pologne et en France dans les vitrines du ministère de la Culture.