Rencontre à l’Ambassade avec les étudiants de l’Université américaine

Une trentaine d’étudiants de L’Université américaine de Paris (AUP), avec leur professeur Monsieur Steven Ekovitch, ont été reçus à l’Ambassade le 11 avril dernier pour une discussion autour de l’actualité de l’Afghanistan, du jeu de la diplomatie et du travail d’une ambassade.L’Ambassadeur Sediqi a rappelé brièvement l’histoire du pays, retracé les progrès récents du processus de paix, évoqué l’augmentation importante du nombre de jeunes et les espoirs de la population pour l’avenir. L’Ambassadeur a insisté sur l’intérêt que représente l’offre de paix faite par le gouvernement aux talibans : c’est pour eux la meilleure option. L’accord de paix leur permettra de former un parti politique et de défendre leurs points de vue dans le cadre d’un processus civil et pacifique.
Les étudiants se sont montrés curieux de connaître les grandes lignes de la politique étrangère de l’Afghanistan et la position du pays sur les enjeux régionaux. L’histoire de ce que l’on appelle communément le « Great Game » (le Grand Jeu) entre la Russie et la Grande Bretagne, pendant lequel l’Afghanistan a été un enjeu territorial important, a elle aussi suscité beaucoup de questions.

L’Ambassadeur a insisté sur l’importance de l’évolution de la politique étrangère de l’Afghanistan et les progrès réalisés dans ses relations avec les pays de la Région. Il a rappelé le caractère géopolitique de la guerre « imposée de l’extérieur » à l’Afghanistan, depuis l’invasion soviétique jusqu’à l’arrivée de Daech, en passant par les talibans. La reconnaissance de cette réalité par les grands alliés – dont les Américains – est un succès, une réalisation encourageante pour la diplomatie afghane. Sur le sujet du processus de paix, c’est la question du statut des femmes qui interroge le plus les étudiants. Madame Amina Zia Massoud, Troisième secrétaire, a confirmé que les droits gagnés par les femmes depuis 17 ans n’étaient pas négociables et constituaient une ligne rouge. Talibans et gouvernement de l’Afghanistan doivent proposer un compromis acceptable par la nation entière, y compris par les femmes.

Photos Zmar Sharefi