Déclaration Dr Rassoul, Ministre des Affaires Etrangères

Invité par le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davotuglu à la réunion des Amis de Syrie, le Dr Rassoul a rappelé que son peuple qui avait traversé trois décennies de guerre connaissait parfaitement le goût amer des violences de la guerre.

Il a assuré que le gouvernement afghan ne souhaitait rien d’autre qu’un règlement rapide du processus de paix. Il a appelé les dirigeants de la Syrie à assurer la protection des populations civiles et l’accès pour les organisations humanitaires.

Il a déclaré que le plan de Mr Kofi Annan, aidé de la Ligue Arabe, du OCI et du Conseil de Sécurité offrait une réelle occasion et une voie concrète pour sortir de la situation de souffrance dans laquelle se trouve la Syrie. Il a enfin remercié le gouvernement turc pour son aide dans la résolution pacifique des violences incessantes infligées à la Syrie.

Lecture des quatrains de Khalili

Vendredi 23 mars a eu lieu à l’ambassade une réception en l’honneur de la sortie du livre  Quatrains et autres poèmes de Khalilullah Khalili, traduit par Jean-Paul Kowaliski et Anita Bayandorian. Les membres du Pen Club et des éditions de l’Inventaire étaient réunis à cette occasion.

Après un discours de bienvenu de son excellence l’ambassadeur Assad Omer, un témoignage personnel a été apporté par le fils du poète, Masood Khalili, ambassadeur d’Afghanistan en Espagne.

Jean-Luc Despax, président du Pen Club Français, a exprimé sa joie de voir ainsi la poésie persane mise en avant dans les échanges culturels, entre l’Afghanistan et la France, témoignant de l’amitié qui unit nos deux pays. Un bon nombre d’écrivains , d’afghans ou de poètes français ont été touchés par ces moments forts et chaleureux que nous l’ambassade nous a permis de partager.

Des quatrains ont été lus successivement évoquant tour à tour la subtilité de la nature humaine ou bien louant les bienfaits de la nature.

Nous vous en livrons quelques tirades….

 

Le Langage des étoiles

Si tu connaissais le langage des étoiles,

Si tu entendais chaque nuit les secrets de l’univers,

Le silence de la nuit chanterait à ton oreille

Les mille mélodies de l’histoire des cieux.

 

La Source m’a dit

O, source, comme en t’écoulant tu rafraîchis l’âme.

De qui apportes-tu le message, d’où viens-tu ?

Telles mes larmes, invisibles à la foule,

Lentement, tendrement, sans bruit, tu coules.

90 ans de relations FRANCE – AFGHANISTAN

Le CEREDAF (Centre d’Etudes et de Recherches Documentaires sur l’Afghanistan), sous le patronage de l’ambassade de la R.I. d’Afghanistan en France et de l’ambassade de France en Afghanistan, a organisé le 16 et 17 mars au Palais Bourbon un colloque pour célébrer les 90 ans de l’établissement de nos relations diplomatiques. D’illustres personnalités comme d’anciens ambassadeurs, des diplomates, des militaires, des membres d’ONG étaient présents. Tout au long de ces deux jours nous avons entendu avec un grand plaisir des présentations riches illustrant les relations intenses et profondes qui unit l’Afghanistan et la France. Trois grands tournants de l’histoire de l’Afghanistan ont été abordés.

La période s’étalant de 1922 à 1978 est immanquablement une période que l’on peut qualifier « d’âge d’or dela coopération » (des accords couvrant des secteurs comme l’agriculture, l’économie, l’enseignement ont été conclus entre les deux pays).

Il est primordial de préciser que la France a toujours été aux côtés du peuple afghan même dans les moments les plus sombres de son histoire (époque s’étalant de1979 à 2001). Les afghans sont profondément reconnaissants de l’aide apportée par la France, aide qui a apporté des transformations dans leur quotidien. Plusieurs de nos compatriotes afghans ont ainsi rendu témoignage de cette présence française.

La seconde période de 2001 à nos jours est indéniablement liée à 1922-1978. Elle prend toute son importance sur les fondements du passé en créant aujourd’hui de nouvelles étapes qui s’inscriront dans l’avenir de l’Afghanistan.

La signature, le 27 janvier 2012, du traité d’amitié et de coopération pour une durée de vingt ans entre les deux pays, illustre le bien-fondé de nos relations historiques. Le contenu de ce traité a d’ailleurs fait l’objet de développements particuliers pendant ces deux jours, mettant ainsi en lumière les huit grands domaines de coopération (défense et sécurité, relations économiques et investissements, coopération technique et culturelle, développement agricole et rural…) entre l’Afghanistan et la France.

Il a été rappelé que la France a un rôle capital à jouer en tant qu’ancien pays ami et partenaire. L’Afghanistan attend qu’elle persévère dans son partenariat multiforme. L’enseignement de la langue française doit faire l’objet d’une attention particulière, sans omettre bien-sûr les autres échanges culturels.

En matière de défense et de sécurité, les militaires français ont été appréciés par la population pour leur travail. Il nous faut continuer la formation et le soutien à tous les niveaux avec les forces de défense et de sécurité afghane.

La coopération en matière d’agriculture, de développement rural, de santé, doit là aussi s’inscrire dans la durée.

La France, pays institutionnel et démocratique, ne peut qu’aider les afghans en matière de gouvernance et d’état de droit.

Seule une économie active de l’Afghanistan est indispensable pour la stabilité du pays au bénéfice de ses voisins. Ces relations culturelles et militaires ne seront complètes qu’en intégrant cette dimension économique qui s’avère primordiale.

La Conférence internationale de Bonn sur l’Afghanistan du 5 décembre 2011

L’objectif principal de la conférence internationale de Bonn du lundi 5 décembre était de façonner un avenir sûr pour l’Afghanistan et de définir concrètement l’action de la communauté internationale pour les années à venir. En effet, le transfert de responsabilité des troupes internationales aux forces afghanes est en cours et sera achevé d’ici fin 2014. Dès 2015, c’est l’Afghanistan, seul, qui assumera la responsabilité de la sécurité sur son territoire. Cela implique des changements considérables.

A long terme, l’engagement de la communauté internationale permet de maintenir les progrès déjà acquis et d’éviter un retour en arrière. En effet, une partie de la population craint le moment où les troupes de l’ISAF se retireront.

Les représentants de 85 pays et 15 organisations se sont réunis à Bonn, soit près d’un millier de participants. La conférence était présidée par l’Afghanistan.

Les 2 et 3 décembre, Bonn a accueilli un Forum de la société civile auquel ont participé 34 délégués élus en Afghanistan. Il s’agissait d’offrir à la société civile afghane une plateforme publique favorisant le dialogue pour faire valoir ses intérêts politiques. Deux des délégués présents ont pris part à la conférence afin de discuter de ces revendications dans un cadre officiel.

Les discussions ont porté sur trois thèmes:

  • les aspects civils du transfert de responsabilité au gouvernement afghan d’ici à 2014
  • l’engagement de la communauté internationale en Afghanistan au-delà de cette date
  • le processus de réconciliation nationale, qui doit aboutir à la stabilisation durable de la situation sur place

Les Conclusions de la Conférence se divisent en cinq rubriques:

Après avoir réaffirmé avec force, d’une part, la volonté de jeter les bases d’un partenariat entre la communauté internationale et l’Afghanistan, et d’autre part, renouvelé l’engagement pour un avenir stable, démocratique et prospère pour le peuple Afghan, les conclusions de la Conférence soulignent que le travail n’est pas achevé. L’objectif reste un Afghanistan en paix et plein d’espoir pour tous les afghans dans une région en sécurité; un Afghanistan où le terrorisme international ne trouve pas de sanctuaire; enfin, un Afghanistan qui prendra pleinement sa place parmi les nations souveraines. Les conclusions ont été présentées par thème:

– Gouvernance: l’Afghanistan réaffirme que son système politique continuera à refléter une société pluraliste fondée sur les valeurs inscrites dans sa constitution, la démocratie, l’état de droit, le respect des droits et des libertés, y compris l’égalité entre hommes et femmes.

– Sécurité:  il est admis que la principale menace pour la stabilité et la sécurité de l’Afghanistan est le terrorisme et que cette menace met en danger la paix et la sécurité de la région et du monde. Un engagement ferme est pris pour le renforcement des forces de sécurité afghanes au delà de 2014.

– Pocessus de paix: le processus de réconciliation nationale doit se poursuivre afin de construire une paix digne durable. Il doit être garanti par le renoncement à la violence, la prise de distance vis-à-vis du terrorisme international, ainsi que le respect de la Constitution afghane et de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Ce processus doit être respecté et appuyé par les pays voisins de l’Afghanistan. En effet, c’est la stabilité politique de toute la région qui est en jeu et chaque pays peut et doit y contribuer.

– Développement économique et social: la conférence a mis l’accent sur ce sujet. Les participants ont décidé d’un soutien pour le potentiel économique important de l’Afghanistan. Il a également été reconnu que les aspects civils résultant du transfert de responsabilité étaient nombreux, notamment en matière de gouvernance et d’impact économique sur la population.

– Coopération régionale: les conclusions se réfèrent aux principes adoptés à la conférence d’Istanbul et rappellent à tous les pays de la région une stricte adhérence aux principes d’intégrité territoriale, de souveraineté, de non-intervention et de règlement pacifique des différends.

La Conférence de Bonn a défini la décennie 2015-2024 comme une période de transformation, succédant à la phase de transition, et elle ambitionne de répondre aux aspirations du peuple afghan pour un pays stable, démocratique, prospère et en paix.

Le Traité d’Amitié et de Coopération signé en 2012 entre l’Afghanistan et la France contribuera également à la mise en œuvre de la transformation de l’Afghanistan.

Entretien entre Dr. Zalmaï Rassoul, Ministre des Affaires étrangères et M. Alain Juppé, Ministre

M. Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, s’est entretenu le 26 octobre avec son homologue afghan, M. Zalmaï Rassoul.

A cette occasion, le ministre d’Etat lui a présenté la proposition française pour le traité d’amitié et de coopération entre la France et l’Afghanistan qui avait été annoncé par le président de la République lors de sa visite à Kaboul en juillet 2011.

Ce traité marquera l’engagement à long terme de la France auprès de l’Afghanistan. Il comprend des programmes de coopération, pour une première période de cinq ans, dans les domaines de la sécurité (formation militaire, formation de la police et création d’une gendarmerie afghane), de la coopération scientifique, culturelle et technique (agriculture, recherche, éducation, santé, archéologie, gouvernance), des infrastructures (irrigation, rail, mines), de l’économie, des finances et du commerce.

Il reflète le renforcement de notre aide civile en faveur de l’Afghanistan, au moment où y débute la réduction progressive de notre présence militaire, dans le cadre agréé lors du sommet de l’OTAN à Lisbonne en novembre 2010.

Cette rencontre a aussi permis d’aborder la situation générale en Afghanistan, les progrès du processus de transition, ainsi que la préparation des conférences d’Istanbul du 2 novembre et de Bonn du 5 décembre 2011.

M. Rassoul est également auditionné le jeudi 27 octobre par la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat puis par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

M. Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, s’est entretenu le 26 octobre avec son homologue afghan, M. Zalmaï Rassoul.A cette occasion, le ministre d’Etat lui a présenté la proposition française pour le traité d’amitié et de coopération entre la France et l’Afghanistan qui avait été annoncé par le président de la République lors de sa visite à Kaboul en juillet 2011.Ce traité marquera l’engagement à long terme de la France auprès de l’Afghanistan. Il comprend des programmes de coopération, pour une première période de cinq ans, dans les domaines de la sécurité (formation militaire, formation de la police et création d’une gendarmerie afghane), de la coopération scientifique, culturelle et technique (agriculture, recherche, éducation, santé, archéologie, gouvernance), des infrastructures (irrigation, rail, mines), de l’économie, des finances et du commerce.Il reflète le renforcement de notre aide civile en faveur de l’Afghanistan, au moment où y débute la réduction progressive de notre présence militaire, dans le cadre agréé lors du sommet de l’OTAN à Lisbonne en novembre 2010.Cette rencontre a aussi permis d’aborder la situation générale en Afghanistan, les progrès du processus de transition, ainsi que la préparation des conférences d’Istanbul du 2 novembre et de Bonn du 5 décembre 2011.M. Rassoul est également auditionné le jeudi 27 octobre par la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat puis par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Source :http://www.diplomatie.gouv.fr

Ouverture du livre de condoléances

C’est avec une grande tristesse que nous vous informons de l’attentat suicide qui a couté la vie au Professeur Burhanuddin Rabbani, président du Haut Conseil pour la Paix et ancien président d’Afghanistan.

Le Professeur Burhanuddin Rabbani, mort en martyr, était la figure emblématique du combat contre l’invasion soviétique et pour la Resistance afghane. Depuis un an, au poste de président du Haut Conseil pour la Paix, il a œuvré sans relâche, avec détermination, pour offrir au peuple afghan la Paix. Son absence dans le processus de paix ne passera pas inaperçue.

Ses funérailles ont eu lieu à Kaboul, le 23 septembre 2011.

Un livre de condoléances sera ouvert le 26 et le 27 septembre de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 16 heures dans les locaux de l’ambassade, 32 avenue Raphaël, dans le 16ème arrondissement à Paris.