اطلاعیه

   به مناسبت فرا رسیدن جشن باستانی نوروز (آغاز سال 1397 خورشیدی) و بزرگداشت از میلۀ دهقان (دوم حمل 1397) سفارت ج.ا.افغانستان مقیم فرانسه از صبح چهارشنبه (مورخ 21 مارچ) الی ختم روز یکشنبه (25 مارچ 2018) تعطیل میباشد
د نوی کال د را رسیدو او بزگرو د ورځی د لمانځلو په ویاړ په پاریس کی د افغانستان د اسلامی جمهوریت لوی سفارت د چهارشنبی ورځی (د مارچ د 21 نیتی څخه د مارچ تر 25 نیتی) پوری رخصت دی.

Les Bouddhas de Bamiyan, 17 ans de présence invisible

C’est il y a maintenant dix-sept ans que les deux Bouddhas de Bamiyan ont été détruits par les talibans, le 11 mars 2001. Pourtant, le souvenir des deux magnifiques statues est toujours vivant, surtout dans la province de Bamiyan, dominée par la présence invisible de ces gigantesques statues qui surplombaient tous les alentours.

Comme chaque année, les habitants de la vallée de Bamiyan (située à 2500 mètres d’altitude) ont organisé un événement culturel autour du triste anniversaire de leur destruction. En juin 2015, les colosses de respectivement 55 et 38 mètres taillés il y a plus de 1.500 ans ont été projetés quelques minutes à leur emplacement d’origine, sur la paroi d’une falaise, par l’entremise de la technologie 3D.

Mémoire, violence humaine, les silhouettes des bouddhas hantent encore la vallée. Les immenses niches vides laissent une impression profonde, qui n’est pas près de s’éteindre.

Les Bouddhas de Bamiyan qui sont partie du “paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamyan” ont été inscrits sur la liste du Patrimoine mondial en 2003.

Photos page Facebook Gouverneur de Bamiyan

Deuxième conférence de Kaboul : cessez-le feu et pourparlers de paix avec les talibans

« Si les talibans déposent les armes, nous oublierons le passé pour nous tourner vers l’avenir. » Le président Ghani a ouvert la deuxième conférence de Kaboul, qui s’est tenue le 28 février, sur une proposition de cessez-le feu et de pourparlers de paix « sans conditions » avec les talibans, qui reposerait sur un processus inclusif de l’opposition armée et un dialogue direct avec les talibans.

Les travaux de la conférence ont permis de déterminer le cadre politique jugé indispensable au processus de paix. « Les talibans devraient être reconnus comme un parti politique et un processus de renforcement de la confiance devrait être lancé » a déclaré le président Ghani devant les 25 pays participant à la conférence. Le gouvernement s’engage en conséquence à assurer la sécurité des talibans qui accepteraient son offre, à « considérer » leurs propositions, à lever les interdictions de voyager qui pèsent sur certains de leurs responsables et à obtenir un soutien international aux pourparlers. L’amnistie serait aussi un élément clé de l’édification de la paix.

Pas de conditions donc, mais le rappel que la constitution est le socle sur lequel la politique doit s’appuyer. Des « amendements » sont possibles, à condition que soient respectés les droits des citoyens, en particulier des femmes, conformément à la Constitution, ainsi que les forces de sécurité.

Le gouvernement salue l’engagement de l’Indonésie dans le processus et attend que d’autres pays y prennent un rôle actif. Un dialogue d’état à état et un engagement aux côtés de l’Afghanistan bénéficierait, en apportant de la stabilité, au Pakistan et à la région. D`autre part et dans le même direction La conférence de Tachkent, qui se déroulera les 26 et 27 mars dans la capitale de l’Ouzbékistan, accueillera les mêmes participants qu’à Kaboul dans le but de démontrer que « le “problème afghan“ ne restera pas dans l’histoire moderne comme un précédent d’indifférence de la communauté internationale face aux défis  et aux menaces qui concernent l’ensemble de l’humanité. »

« Le gouvernement afghan a présenté une offre de paix importante et bienvenue aux talibans », a apprécié l’Union européenne, qui « soutient sans réserve un processus de paix mené et pris en charge par l’Afghanistan, qui réunira tous les Afghans et ouvrira la voie à un avenir meilleur pour l’Afghanistan et l’ensemble de la région ». L’Union Européenne, dans son communiqué, se déclare prête à accompagner ce processus.

L’atelier des artistes en exil expose dans les vitrines du Palais Royal de Paris

Le ministère de la Culture a invité quinze artistes récemment réfugiés en France à occuper ses vitrines donnant sur les jardins du Palais-Royal. De tous horizons et disciplines, tous sont soutenus par une même structure d’accompagnement, l’Atelier des artistes en exil (AA-E), ouvert à l’été 2017 dans le 18e arrondissement. http://aa-e.org/fr/les-vitrines-de-latelier-des-artistes-en-exil/, 102 rue des Poissonniers 75018 Paris.
L’exposition est en accès libre jusqu’au 30 mars.

www.lemonde.fr/arts/article/2018/01/31/francoise-nyssen-offre-une-vitrine-aux-artistes-migrants_5249614_1655012.html

Le grand succès des artistes afghanes en France

Les jeunes virtuoses de l’orchestre Zohra récompensées par le prix Montluc Résistance et Liberté

Zohra, le premier orchestre 100% féminin d’Afghanistan, a reçu vendredi 9 février 2018 à Lyon le Prix Montluc Résistance et Liberté. L’orchestre fondé par le musicologue et trompettiste, Dr Ahmad Sarmast et dirigé par la très jeune chef d’orchestre Negina Khpalwak, partage le prix avec le professeur de philosophie Frédéric Gros pour son essai « Désobéir » (Albin Michel) dans lequel il remet en cause l’obéissance aveugle.

Décerné par un jury indépendant de personnalités des lettres, des arts et des médias, ce prix récompense et « met en lumière une oeuvre littéraire ou artistique qui aide à combattre la résignation et ses conséquences », a souligné Jean-François Carenco, président du jury et ancien préfet de Région, lors d’une cérémonie au Mémorial national de la prison de Montluc.

Née en 2016, la formation symphonique « Zohra » (Vénus en arabe et en Persan) est composée de 35 virtuoses âgées de 14 à 21 ans, issues de milieux modestes. L’an dernier, en janvier 2017,  l’orchestre Zohra s’est produit pour la première fois à l’étranger, devant quelque 3.000 dirigeants politiques et économiques mondiaux, au forum de Davos (Suisse) pour un concert composé uniquement de classiques afghans.

En l’absence de l’orchestre, le prix a été remis à Son Excellence l’ambassadeur d’Afghanistan en France, en présence du directeur de l’Institut français d’Afghanistan à Kaboul.

Et déjà, les jeunes virtuoses de Zohra ayant séduit le directeur de l’opéra de Lyon, se profilent de nouvelles invitations, de nouveaux concerts, de nouvelles rencontres.

Une moisson de prix pour la réalisatrice Roya Sadat au festival de Vesoul

Le festival international des Cinémas d’Asie de Vesoul (FICA), dont la 24ème édition s’est tenue du 30 janvier au 6 février 2018, a octroyé pas moins de trois prix à la réalisatrice afghane Roya Sadat, pour son film « A letter to the président » : Mention spéciale du jury international, Mention spéciale du  jury Netpac et prix du Jury lycéen.

Le jury a salué « un film réalisé à un moment clé de l’histoire où le monde refuse enfin de taire la difficile condition de la femme ». A Letter to the President est l’histoire d’une jeune femme, Soraya, fonctionnaire de police à Kaboul, condamnée à mort après avoir aidé une jeune femme accusée d’adultère. Pour sauver sa vie, elle écrit une lettre au président.

C’est le premier film réalisé par une femme en Afghanistan depuis la chute des talibans. Avec sa sœur, Roya Sadat avait fondé en 2003 la première compagnie féminine de production en Afghanistan et créé ensuite le premier festival de films de femmes dans le pays. Depuis 2004, elle a été invitée dans plus de soixante festivals internationaux. Elle travaille aussi pour la télévision.

A Letter to the President est son premier long métrage de fiction.

Deux documentaires ont aussi conduit les spectateurs du festival de Vesoul en « terre afghane ». The Wait du Danois Emil Langballe ne foule pas le sol afghan mais nous fait partager le quotidien délicat d’une toute jeune fille, Rokhsar Sediqi, qui essaie d’obtenir des autorités danoises l’asile pour sa famille.

Les Fantômes de Bamiyân , tourné entièrement en Afghanistan par le Français Patrick Pleutin, suit Ali, artiste hazara émigré en France, lui aussi pour fuir les talibans. Ali a quitté son pays il y a plus de seize ans, avant la destruction, le 11 mars 2001, des trois Bouddhas géants. Il revient sur les traces de son passé et ses racines.

Photos Jean-François Maillot, photographe officiel du FICA.