Les trésors de Mes Aynak sauvés par les archéologues et la 3D avant l’exploitation du site, gigantesque réserve de cuivre

Avant la disparition du site emblématique de Mes Aynak, une société française documente stupas, sculptures, peintures, et réalise un modèle 3D des vestiges.

A Mes Aynak (à 40 kilomètres au sud de Kaboul), dans la province du Logar, les sommets sont couronnés par les ruines des monastères bouddhistes construits entre le Ier siècle av. J.-C. et le VIIe siècle apr. J.-C.. Mes Aynak signifie littéralement « Cuivre et source d’eau ». Le cuivre, c’est précisément ce qu’une entreprise chinoise va extraire de cette réserve gigantesque, sans doute la deuxième au monde.

Alerté par les archéologues pour qui le trésor de Mes Aynak est incommensurable, le gouvernement afghan a repoussé l’exploitation du cuivre pour permettre la mise en place d’une campagne de fouilles afin que le site soit livré à l’exploitation minière vierge de vestiges archéologiques. Des milliers de statues ont été trouvées, puis transférées au Musée national à Kaboul ou stockées sur place. Beaucoup de pépites architecturales et archéologiques, fresques, céramiques, monnaies, et même un trésor, de bijoux de perles et lapis-lazuli, qui avaient échappé aux pillages des années 2000, ont été mises à l’abri.

Les documents photographiques réalisés par la société française Iconem, grâce à différentes techniques, drone, scanner laser, perche… vont sauver la mémoire du site lui-même. La 3D offre une visite virtuelle, à différentes échelles, qui permettent d’embrasser le paysage vu du ciel aussi bien que de déceler une craquelure sur une peinture.