Relations politiques

relation franco-afghane
S.E.M. Hamid Karzai (Président de l’Afghanistan jusqu’au 29 septembre 2014) et S.E.M. François Hollande

Les relations diplomatiques entre la France et l’Afghanistan sont établies dès 1922, avec la création, la même année, de la délégation archéologique française en Afghanistan (DAFA). Les fondements de la coopération franco-afghane apparaissent, en plus de l’archéologie, dans les domaines de l’éducation : création du lycée francophone pour garçons en 1923 (baptisé Esteqlal en 1929) et du lycée francophone pour filles Malalaï en 1942. L’Université de Lyon 1 et la faculté de droit de l’Université de Paris ont débuté leur coopération avec l’Université de Kaboul dès les années 1960. Des accords de coopération ont été signés dans les domaines de la santé (1963), de la coopération culturelle et technique (1966) et de l’agriculture (1969). Un centre culturel français a été fondé à Kaboul en 1970. Après avoir été entièrement rénové, il est devenu le 1er janvier 2011 l’Institut français d’Afghanistan.

Après l’invasion soviétique de 1979, l’effort de la France s’est concentré dans le domaine humanitaire. L’action des ONG françaises, présentes en Afghanistan mêmes aux heures les plus sombres, a contribué au capital de sympathie dont continue de jouir aujourd’hui la France dans ce pays. La fin du régime des Taliban a permis la réouverture de l’ambassade de France à Kaboul en février 2002. Les visites officielles dans les deux sens ont repris à un rythme soutenu, témoignant du caractère privilégié de la relation franco-afghane.

Les présidents Sarkozy et Karzaï ont signé le 27 janvier 2012 un traité d’amitié et de coopération entre la France et l’Afghanistan. Conclu pour 20 ans, ce traité – respectivement ratifié par la France et l’Afghanistan en juillet et octobre 2012 – inscrit l’engagement français dans la durée et marque son évolution d’une dominante militaire à une dominante civile. Il est complété par un programme de coopération présentant de manière plus détaillée les projets qui sont menés dans le cadre du traité sur une première période de cinq ans (2012-2016) dans les domaines de la sécurité (formation militaire, formation de la police, et création d’une gendarmerie afghane), de la coopération scientifique, culturelle et technique (agriculture, recherche, éducation, santé, archéologie, gouvernance), des infrastructures (irrigation, rail, mines), et de l’économie et du commerce.

Comme annoncé à la Conférence de Tokyo sur l’Afghanistan le 8 juillet 2012, l’aide française en faveur de projets de coopération avec l’Afghanistan a été augmentée de 50% sur cinq ans, soit un total de 308 M€ sur la période 2012-2016.