L’ambassade de la R.I. d’Afghanistan ouvrira ses portes au public pour la deuxième fois consécutive, à l’occasion des Journées du Patrimoine, le 17 septembre prochain

A travers une exposition de photographies, la projection de films de Barmak Akram et un récital de Robâb donné par la jeune Donna Nassery, l’ambassade met à l’honneur la jeunesse afghane, volontaire et artiste.

L’Afghanistan est propriétaire depuis 1938 du magnifique bâtiment du 32 avenue Raphaël. La visite racontera et illustrera l’histoire de l’avenue Raphaël et de l’hôtel particulier devenu légation puis ambassade du gouvernement royal d’Afghanistan il y a presque 80 ans. Le bâtiment a été construit dès les premières années de l’annexion en 1860 par la ville de Paris des terrains du bois de Boulogne sur des terrains -appartenant jusqu’à la- à la commune de Passy.

Au-delà de la présentation documentée de l’historique du bâtiment, de l’exposé illustré des moments forts de l’amitié franco-afghane qui constitue, quant à elle, le vrai patrimoine, l’ambassade propose aussi, cette année en accord avec le thème des Journées du Patrimoine 2017, de porter un regard vers la jeunesse (afghane), véritable richesse de l’Afghanistan. L’Afghanistan possède, en effet, une des plus jeunes populations au monde (près de la population étant composée de jeunes de moins de 15 ans).

La visite évoquera le passé de l’Afghanistan, sa jeunesse, l’éducation de la jeunesse -entre autre au lycée lycée Esteqlal ouvert avec le soutien de la France. Nous évoquerons également la résistance du peuple afghan à l’envahisseur soviétique et les conséquences néfastes de la guerre sur les plus jeunes, sans oublier la période sombre des talibans, la réouverture des écoles pour les filles après leur départ… La reconstruction du pays, les progrès, lents et difficiles et les défis auxquels la société afghane est confrontée aujourd’hui sont également mis en valeur.

Une exposition de photographies, essentiellement réalisées par deux amateurs de photographie afghans qui vivent maintenant en France, Tareq et Nawid Sarem, le père et le fils, dévoilera quelques pans de la vie des enfants et des jeunes Afghans d’aujourd’hui. Nous les suivrons dans les champs où ils aident les aînés à moissonner le blé, dans les boutiques où ils fabriquent des cerfs-volants, près des habitations troglodytes du côté de Bamiyan (vallée dont les célèbres Bouddhas géants ont été détruits en 2001), mais aussi… à l’école, grâce aux images -collectées et prêtées par l’association franco-afghane AFRANE- du photographe iranien REZA.

La créatrice Zolaykha Sherzad présentera quelques-unes de ses pièces. Sa société, Zarif Design, entreprise sociale basée à Kaboul, remet au goût du jour les traditions de tissage et de confection, réalisées par des artisans. Les jeunes Kaboulis s’approprient le style de Zarif et leurs traditions, en « customisant » leurs vêtements, par exemple en ajoutant des broderies aux poignets de leurs tenues « branchées ».

La jeunesse afghane, nous la suivrons aussi à travers deux films du réalisateur afghan Barmak Akram, « L’enfant de Kaboul » (réalisé en 2007) et « Massi, l’enfant de Kaboul » (réalisé en 2015).  Le premier raconte la découverte d’un nourrisson par un chauffeur de taxi sur la banquette arrière de sa voiture. Le second nous raconte la suite de l’aventure du nourrisson qui a grandi et son rêve de devenir acteur.

La jeune musicienne Donna Nassery donnera un récital de Robab dans l’ambassade et y exposera quelques-unes de ses peintures.

Initiée à la musique afghane par son père dès son plus jeune âge, Donna a d’abord chanté, puis joué de l’harmonium et des percussions. A 8 ans, elle a commencé à apprendre le piano classique en conservatoire et n’a jamais arrêté. Donna a appris à jouer du Robâb de manière autodidacte, grâce aux bases acquises dans le cadre familial et en conservatoire.

A côté de sa passion pour la musique, elle dessine, peint et fait de la calligraphie afghane.