Archives de catégorie : Actualité

Paix et sérénité pour tous ! Cette année, le Palais de DarulAman et le centenaire de l’Indépendance portent les vœux de l’Ambassade

Le Palais de DarulAman, peint par  le peintre franco-afghan Hafiz Pakzad, porte cette année le message de paix et de sérénité de l’ambassade de la R.I. d’Afghanistan en France. Que l’année 2020 soit synonyme de joies, de prospérité et de réussites pour tous !

L’année qui se termine était celle du Centenaire de l’Indépendance de l’Afghanistan et l’inauguration par S.E. Monsieur le Président Mohammad Ashraf Ghani le 19 août 2019 du Palais de DarulAman, sa re-naissance après sa restauration complète, représente la détermination du peuple afghan à défendre sa liberté et l’affirmation de sa confiance dans ce qu’il a déjà bâti.

Le choix du Palais de DarulAman, c’est aussi un hommage à l’amitié franco-afghane, car le nom de son architecte – André Godard, architecte, archéologue, résistant – évoque aussi son Centenaire, que France et Afghanistan célèbreront ensemble en 2022.

Alors que chaque année, l’ambassade d’Afghanistan confie à un peintre afghan, ou franco-afghan, la réalisation de sa carte de vœux, l’année 2019 avait dérogé à cette coutume pour annoncer, grâce au talent du dessinateur Plantu, le Centenaire à venir de l’amitié franco-afghane.

La peinture d’Hafiz Pakzad pour les vœux 2020, réalisée à partir d’une photo du Palais de DarulAman confiée par le Palais présidentiel, marquera, selon les vœux de l’Ambassade et de tous, le début d’une ère de re-naissance, de paix et de sérénité  pour l’Afghanistan et le monde.

James Dobbins, ex-envoyé spécial à propos des « Afghanistan Papers » : « Ajouter l’accusation de mauvaise foi à celle de mauvais jugement ne fait que brouiller les pistes »

James Dobbins, envoyé spécial pour l’Afghanistan de l’Administration américaine sous les présidents Bush et Obama, estime, dans une tribune publiée sur le site Web « The Hill », que les accusations portées par « The Afghanistan Papers  » : A Secret History of the War » sont considérablement exagérées.

La série du Washington Post intitulée  » The Afghanistan Papers  » : A Secret History of the War » accuse les « hauts fonctionnaires américains d’avoir omis de dire la vérité sur la guerre en Afghanistan tout au long de la campagne de 18 ans ». James Dobbins, associé principal de la RAND Corporation* était l’envoyé spécial du gouvernement Bush pour l’Afghanistan après le 11 septembre et le représentant spécial du gouvernement Obama pour l’Afghanistan et le Pakistan en 2013-14. Il a participé occasionnellement et de manière critique, souligne-t-il, aux  délibérations des administrations Bush et Obama sur la politique afghane. Pour lui, deux débats ont opposé les délibérations des administrations Bush et Obama sur la portée de l’engagement militaire américain en Afghanistan en 2001-2 et de nouveau en 2013-14 : celui des « minimiseurs » et celui des « maximiseurs ».

« Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld en 2002 et le président Obama en 2014 étaient des minimiseurs, développe M. Dobbins. Ils croyaient honnêtement que les intérêts américains seraient mieux servis en limitant sévèrement la taille et la mission des forces américaines en Afghanistan. (M. Rumsfeld a ensuite défendu le même point de vue en Irak.) En me fondant sur ma propre expérience de la Bosnie et du Kosovo au cours de la décennie précédente, j’ai plaidé en faveur d’une augmentation des troupes en 2002 et contre une réduction des effectifs en 2014. J’ai perdu cet argument à ces deux occasions. »

Pour M. Dobbins, ces délibérations ont été menées en privé mais ont été rapportées dans les médias à l’époque. La série met en évidence plusieurs de ses observations critiques comme s’il s’agissait de nouvelles révélations, alors, affirme-t-il, qu’elles ne font que répéter ses critiques publiques de longue date. Après avoir quitté ses fonctions en 2002 et de nouveau en 2014, il a publié des comptes rendus détaillés de ces discussions internes. « Mon expérience a montré que ceux qui avaient fait valoir leur point de vue estimaient sincèrement que leurs décisions étaient les meilleures disponibles et les défendaient ouvertement. M. Rumsfeld et M. Obama ont tous deux affirmé publiquement que moins était mieux. C’est en toute bonne foi qu’ont été salués et mis en œuvre ce qui était considéré à juste titre comme des ordres légitimes et une politique dûment réfléchie. »

En 2014, M. Obama a annoncé la fin des opérations de combat américaines, mais il a précisé, poursuit M. Dobbins, que les forces américaines continueraient de conseiller et de soutenir l’armée afghane et de mener des missions antiterroristes. Pour lui, ces efforts sémantiques visant à présenter la mission en termes plus acceptables ne peuvent guère être qualifiés de tromperie, car les activités des États-Unis en Afghanistan ont continué à faire l’objet de nombreux reportages dans les médias et d’un examen minutieux par le Congrès.

La comparaison que cette série invite à faire avec les documents du Pentagone est donc trompeuse, affirme M. Dobbins. Il ajoute : « Cette série de documents hautement classifiés a montré que les fonctionnaires écrivaient une chose et disaient simultanément quelque chose d’incompatible, alors que la série du Post est largement dérivée d’entretiens non classifiés menés des années après les événements en question. Il n’est pas surprenant que le recul s’avère plus perspicace que la prévision ».

 L’ex envoyé spécial en Afghanistan ajoute que le peuple américain est désenchanté par cette guerre depuis au moins une décennie. En conséquence, les administrations successives ont pris des mesures pour limiter l’engagement américain sans précipiter une issue encore pire. « Il y a déjà beaucoup de reproches à faire. Ajouter l’accusation de mauvaise foi à celle de mauvais jugement ne fait que brouiller les cartes, rendant la réflexion objective et les leçons durables plus difficiles à réaliser. »

*La RAND Corporation est un groupe de réflexion américain à but non lucratif sur les politiques mondiales, créé en 1948 par la Douglas Aircraft Company pour offrir des recherches et des analyses aux forces armées américaines. Elle est financée par le gouvernement américain et des fondations privées, des sociétés, des universités et des particuliers.

 

Le processus électoral est une responsabilité conjointe de toutes les parties prenantes, rappelle la Mission d’assistance des Nations Unies

Après la publication des résultats préliminaires de l’élection présidentielle, M. Tadamichi Yamamoto, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afghanistan et chef de la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), a rencontré lundi 23 décembre la Commission des plaintes électorales de l’Afghanistan pour exprimer son soutien à la Commission dans sa ferme volonté de mener son travail dans la transparence, conformément aux lois, règles et règlements applicables, et d’assurer la crédibilité des résultats des élections afghanes.

Auparavant, dimanche 22 décembre, la MANUA avait publié la déclaration suivante :

« La Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) se félicite de l’annonce des résultats préliminaires de l’élection présidentielle afghane et félicite les organes électoraux du pays – la Commission électorale indépendante (CEI) et la Commission indépendante des plaintes électorales (CIPE) – pour le travail qu’ils ont accompli avant cette annonce.

« Le 28 septembre 2019, les citoyens afghans ont bravé les menaces à la sécurité pour voter en faveur d’un avenir meilleur ; ces électeurs méritent d’être félicités pour avoir accompli leur devoir civique, a déclaré Tadamichi Yamamoto. Maintenant, toutes les autorités et tous les acteurs afghans doivent démontrer leur engagement à sauvegarder et à mener à bien l’élection, et à protéger l’intégrité de la dernière étape du processus ».

Yamamoto a ajouté : « Toute décision prise par les organes de gestion des élections au cours de la dernière étape du processus doit avoir des justifications juridiques et techniques claires et doit être expliquée au peuple afghan en termes clairs ».

L’ONU souligne l’importance d’un processus ordonné, mené avec un soin et une sensibilité particuliers, qui mène à l’annonce des résultats définitifs, et réaffirme que le processus électoral est une responsabilité conjointe de toutes les parties prenantes, y compris les organes d’administration des élections et les candidats, ainsi que les médias et la société civile.

« Tous les candidats ont la possibilité de faire part de leurs préoccupations éventuelles par le biais du mécanisme approprié et dans les délais prescrits, conformément aux cadres juridiques, règlements et procédures pertinents », a déclaré M. Yamamoto. « Dans le même temps, la CIPE a l’obligation de statuer sur toute plainte qu’elle reçoit de manière transparente et approfondie afin que le processus électoral puisse se conclure de manière crédible. »

Dans le cadre du mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité, la MANUA fournit un appui aux autorités électorales afghanes et à leur travail. Conformément à son mandat de conseil auprès des autorités électorales, la MANUA maintient une stricte impartialité dans le respect de la loi électorale afghane et dans tous les efforts de lutte contre la fraude. La MANUA continuera d’appuyer les autorités électorales en leur fournissant des conseils impartiaux et spécialisés visant à favoriser un processus électoral transparent et crédible fondé sur la primauté du droit.

Toute une nation pleure le docteur Nakamura, tué mercredi 4 décembre dans un attentat

De multiples et profonds hommages ont été rendus en Afghanistan, au Japon et en France après l’assassinat du docteur Tetsu Nakamura, 73 ans, tué mercredi dans un attentat à Jalalabad, avec cinq de ses gardes et collaborateurs.

A l’aéroport international Hamid Karzai, le Président Mohammad Ashraf Ghani a salué, avec une infinie reconnaissance et beaucoup de respect, la mémoire du Dr Tetsu Nakamura qui devait être rapatrié au Japon.  Il avait auparavant reçu, en compagnie de la Première Dame et du conseiller à la sécurité nationale Mohib, l’épouse et la fille de l’humanitaire, déclarant notamment : « La perte du Dr Nakamura est une tragédie dévastatrice, et toute la nation afghane pleure sa disparition ».

A Paris, à Kaboul et dans d’autres provinces, dont Nangarhar et Parwan (nord de Kaboul), des Afghans ont organisé des veillées funèbres à la mémoire de ce médecin qui avait consacré sa vie à aider les malades et les agriculteurs dans l’est de l’Afghanistan. Le Président Ghani, qui lui avait donné la nationalité afghane en octobre, l’a salué comme «l’un des plus proches amis de l’Afghanistan». Le Dr Nakamura travaillait dans le Nangarhar, région frontalière avec le Pakistan, depuis près de 30 ans. Il avait fondé Peace Medical Services (PMS), qui après l’aide médicale et la création de cliniques s’était spécialisée dans l’irrigation, permettant de cultiver de grandes étendues arides du Nangarhar grâce à la construction de tout un réseau de canaux dans le district de Khiwa, à 13 km au nord de Djalalabad. Le canal Marwarid permet d’irriguer plus de 16 000 hectares de terres et bénéficie à près de 600 000 habitants. « J’aime voir un village ramené à la vie », confiait récemment le septuagénaire à des journalistes.

« La profonde compréhension de l’Afghanistan et de son peuple, accompagnée de sa compassion envers les pauvres, l’a élevé au rang d’éminent symbole de l’humanité parmi les Afghans » a déclaré le Président. Il a ajouté qu’il avait donné des directives aux forces de défense et de sécurité pour arrêter les auteurs et les traduire en justice.

La France a condamné « avec la plus grande fermeté » l’attaque ayant visé mercredi à Jalalabad les travailleurs humanitaires, dans laquelle le docteur Tetsu Nakamura ainsi que cinq Afghans ont trouvé la mort.

Elle a présenté ses condoléances aux familles et proches des victimes ainsi qu’aux autorités japonaises et afghanes et rappelé l’impératif de protection des personnels humanitaires et des personnels de santé.

Vestiges d’Aynak : ministère de la Culture et de l’Information et UNESCO vont travailler ensemble pour leur préservation

Le président a chargé le ministère de l’Information et de la Culture de travailler en étroite collaboration avec des experts de l’UNESCO et d’autres bureaux concernés pour formuler un plan détaillé sur la conservation des vestiges emblématiques de la zone de la mine de cuivre d’Aynak.

Ghani a précisé, lors d’une rencontre avec le spécialiste du programme culturel de l’UNESCO, qu’il incombe au gouvernement de sauvegarder les sites historiques et les reliques, avec le soutien de l’expertise et de l’expérience de l’UNESCO et de ses organisations pour mieux assumer cette responsabilité.

L’exploitation de la mine, initialement prévue à partir de 2013 sous la supervision de la China Metallurgical Group Corporation, avait été reportée dans un premier temps jusqu’en 2014, mais le gouvernement afghan avait décidé de repousser l’exploitation du cuivre pour permettre la mise en place d’une campagne de fouilles.

Les fouilles initiales ont été menées en particulier par la Délégation archéologique française en Afghanistan et des archéologues afghans. Roland Besenval, directeur de la Délégation archéologique française en Afghanistan (DAFA), s’alarmait en 2009 : « Le site bouddhique d’Aynak est emblématique », son démantèlement constituerait une perte équivalente « à la destruction des bouddhas de Bamiyan » par les talibans en 2001.

Le chantier commencé en 2011 a permis le dégagement d’une dizaine de monastères défensifs, bâtis comme des forteresses en nids d’aigle. Pour Philippe Marquis, successeur  de Roland Besenval à la direction de la DAFA – de 2009 à 2014 – et chargé par le ministère afghan des mines de l’expertise scientifique et technique du projet de fouille, estime quant à lui que le site d’Aynak est « la plus belle révélation archéologique de ces 40 dernières années en Afghanistan ».

Plusieurs milliers de statues ont été trouvées, puis transférées au Musée national à Kaboul, ou stockées sur place. Un riche mobilier archéologique était encore en place, décors architecturaux, fresques, céramiques, monnaies, et même un trésor, de bijoux de perles et lapis-lazuli, qui a échappé aux pillages du début des années 2000.

La société Iconem a documenté les stupas, sculptures, peintures, de ce site emblématique perché à 2 500 m et réalisé un modèle 3D des vestiges, dont une partie est visible ici : https://www.lemonde.fr/architecture/visuel/2017/05/11/vus-d-un-drone-les-tresors-de-mes-aynak-en-afghanistan_5125971_1809550.html

Discours du Dr Balkhi, ministre de l’Education à la Conférence générale de l’UNESCO

L’Ambassadeur Sediqi a porté la parole du ministre de l’Education nationale, le Dr Balkhi, dans un discours prononcé lors de la plénière et du débat de politique générale de la 40e session de la Conférence générale.

Le discours était essentiellement axé sur les avancées en matière d’éducation et sur la défense et l’attachement de l’Afghanistan en matière de liberté d’expression, de sécurité des journalistes, de développement des medias. Le ministre n’a pas caché que le contexte était difficile, tout en présentant les progrès accomplis.

Veuillez trouver ci-joint le discours du Dr Balkhi.

Bien cordialement,

Speech of Dr Mirwais Balkhi.

Minister of Education of Education of I.R. of Afghanistan

Paris, 13 November 2019

Monsieur le Président de la Conférence Générale,

Monsieur le President du Conseil Exécutif,

Madame la Directrice Générale,

Mesdames et Messieurs les Chefs de délégations,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Je suis honoré de délivrer le message de S.E. le Dr Balkhi, Ministre Afghan de l’Education Nationale qui est retenu à Kaboul. Je vais délivrer le message en anglais, tel qu’il a été rédigé.

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In the name of God, the Merciful, the Compassionate!

Excellency – Chair of the General Conference,

Heads of Delegation, my fellow Ministers, Experts, Civil Society Representatives, media colleagues, ladies and gentlemen!

I bring warm greetings and best wishes from the people and the Government of Islamic Republic of Afghanistan for a very successful UNESCO General Conference.For Afghanistan, UNESCO remains a trusted partner to support our commitments and efforts to attain the Sustainable Development Goals by 2030. On behalf of Afghan people, we express our sincere thanks to the UNESCO community for the continued support to our efforts.

Excellencies,

Over the last eighteen years, despite challenges, Afghanistan has been working steadily to strengthen the defenses of peace through education, sciences, culture and communication to advance respect for fundamental freedoms justice, rule of law and and promote global citizenship.

Article 43 of Afghanistan’s constitution “Education is the right of all citizens of Afghanistan, guarantees the Right to Education for all Afghans. To realize this right, I am pleased to share that our education system has had significant qualitative and quantitative achievements over the last 18 years, in terms of access, quality and management.

Presently around 9.6 million students (39% of whom are girls) are being educated by 229,000 teachers in around 18,000 educational institutions across the country. This marks over 9 folds increase in the numbers of learners since 2001.

We are currently implementing the National Education Strategic Plan III (2017 – 2021) to expand and improve the equitable access to quality educational opportunities for all, through strengthened institutional governance and management capacities at all levels.

In line with the SDGs 2030 and Government Vision, we have drafted the Education Decade Plan (National Education Strategy 2020 – 2030) to guide and advance our educational efforts to ensure our commitment to all the learners in close engagement with teachers, parents and communities.  We are working on alternative pathways to provide education and learning opportunities for over 3.7 million out-of-school children and youth.

We are currently finalizing the new National Curriculum Framework for both formal and non-formal education, with technical and financial support from UNESCO and World Bank. In coming years, we will have revised syllabus, textbooks and will require massive investments in teachers, both Pre-Service as well as In-Service Training. For this, we are already seeking the support of UNESCO, GIZ, GPE and our friends in the international community.

In the field of higher education, we are pleased to witness a rapid growth as a result of the Government’s productive efforts over the last decades. During this period, the number of public universities has increased from 7 to 38, enrollments in the public and private universities has increased more than 440% over this period.

Ladies and Gentlemen

The Government of Afghanistan firmly believes that sustainable development is possible only when such development efforts are grounded on our rich and diverse tangible and in-tangible cultural heritages as enshrined in our constitution to promote peace through the intellectual and moral solidarity of humankind. Afghanistan as a State Party is committed to UNESCO’s Cultural Conventions to safeguard Afghanistan’s and indeed a part of humanity’s tangible and intangible cultural heritage.

Here I want to thank UNESCO for the mission it sent to the Minaret de Jam – the site in Afghanistan inscribed on UNESCO’s liste of World Heritage in Danger… and for the launched project to safeguard the site, thanks to funding from the International Alliance for the Protection of Heritage in Conflict Areas (ALIPH) of US$1.9 million.

Excellencies,

On promoting access to information and freedom of expression our progress has been also noteworthy. Starting with only one state channel in 2001, today we have more than 65 TV and 174 radio channels, hundreds of newspapers and magazines. Over 70% of citizens listen to radio and over 55% watch television. Over 90% of the population have access to telecommunication services and the social media users is growing steadily, currently estimated at over six million users.

The Government takes the rights and safety of the Journalists and media workers seriously. We have endorsed the provisions guaranteeing these rights to ensure effective implementation of the Article 34 of the Constitution, which guarantees freedom of expression for all Afghans.

 

Afghanistan government is an accountable government and not only welcomes media critique reports, but also considers freedom of expression and free media as a mighty arm for provision of justice, rule of law and for protection of the country’s national interests. Therefore, we defend this human value and fundamental human right.

We have taken serious measures in provision of access to information that is another human right derived from the right of freedom of expression. We have ratified the law of Access to Information and all public officials are obliged to provide access to information based on this law. An Access to Information Commission has been formed and also a Joint Commission to provide safety to media outlets and journalists have been formed between media representatives and government under chairmanship of Second Vice President, and specific centers for safety of journalist have been established in Kabul and provinces, and cases of violence against journalists are being prosecuted seriously by judicial institutions.

This year, a fund for journalists has been created, intended for media employees, including the families of those who were killed and President Ghani urged media owners to provide insurance policies to journalists.

 

Excellency Chair and Friends,

We are also pleased to share positive advancements in the areas of women empowerment and gender equality in Afghanistan. Some of the highlights are:

  • Number of women Judges have reached 240
  • 28% of the lower house and 17% seats at the upper house of the parliament are reserved for women.
  • 36% of the teachers across the country are women.
  • Across Afghanistan 7,003 female doctors provide health care services and this number is growing.
  • At the provincial level 32 provincial directorates are led by women and 35% of the local development units are led by women.
  • 22% of the public service staffs of Afghanistan are also women.
  • Over 800 entrepreneurship initiatives are led by women.

Ladies and gentlemen,

On behalf of the people and the Government of Afghanistan, I would like to express our sincere thanks to UNESCO and our friends and international partners for support to the efforts of Afghanistan to bring peace and prosperity to its citizens.

Thank you.