اطلاعیه

سفارت جمهوری اسلامی افغانستان در فرانسه به مناسبت فرارسیدن عرفه و عید سعید اضحی
از صبح دوشنبه (29 اسد 1397) الی ختم روز جمعه (2 سنبله 1397) تعطیل می‌باشد، مراجعین محترم مطلع باشند
A l’occasion d’Arafa et d’Eid-e-Qurban (fête de sacrifice), l’Ambassade de la République islamique d’Afghanistan
(y compris son Service Consulaire) sera fermée au public du Lundi 20 août 2018 au vendredi 24 août 2018 (inclus).

 

آگاهی

(Assomption) سفارت جمهوری اسلامی افغانستان در فرانسه به مناسبت 

 –رخصتی رسمی در فرانسه–  

چهارشنبه مورخ 24 اسد 1397 (مطابق 15 اگست 2018) تعطیل می‌باشد،

.مراجعین محترم مطلع باشند

A l’occasion d` Assomption (jour férié en France), l’Ambassade (y compris son Service consulaire) sera fermée au public, le Mercredi 15 Aout 2018.

Les Afghans de Strasbourg agissent au cœur de l’Alsace

L’Association culturelle des Afghans de Strasbourg (Acas) a fêté ses vingt ans, dimanche 17 juin, en présence de Monsieur l’Ambassadeur. Vingt ans d’activités culturelles, sportives, de festivités et surtout d’accueil et de renforcement de la cohésion sociale.

Démarches, accompagnements, interprétariat, soutien psychologique, rencontres entre arrivants et anciens… l’ambassadeur a salué le lien entre réfugiés afghans et organismes sociaux d’Alsace : « Au-delà de la célébration de la littérature et de la poésie, vous avez ouvert votre association à d’autres richesses, l’entraide, le partage des valeurs humanistes, la perpétuation des traditions afghanes, l’insertion sociale, professionnelle, humanitaire ».

L’Alsace, où vivent aujourd’hui environ 2000 Afghans, est la terre d’accueil d’une des plus anciennes communautés du continent européen. Si elle entretient des relations privilégiées avec la culture afghane, c’est en grande partie grâce à l’action dynamique de l’Acas, qui organise depuis 20 ans plus de deux événements par mois.  « Vous êtes un pont pour nos jeunes exilés, a ajouté Monsieur l’Ambassadeur, un pont entre le pays qu’ils ont quitté et ce nouveau pays qui les désoriente souvent beaucoup. Je sais que vous accompagnez non seulement les mineurs isolés mais de manière plus générale les Afghans exilés, qui ont besoin d’interprètes, d’assistance dans leurs démarches administratives et aussi de soutien psychologique et tout simplement, de chaleur humaine. »

Au fil des ans, les rencontres et les partenariats se sont multipliés entre l’Acas et les Alsaciens, comme pour la fête de Nawroz, célébrée avec le Centre Socio-Culturel « L’Escale », ou encore pour la journée des cerfs-volants, qui a lieu chaque année le jour de l’Indépendance. Ce rendez-vous est considérablement apprécié par le public français. Pendant des années, les participants de tous âges se sont retrouvés avec leur pique-nique dans la vallée de Schirmeck… Depuis deux ans, la fête des cerfs-volants s’est déplacée à Pfaffenhoffen où la Ferme des Carrières accueille l’événement et dont les médias régionaux et locaux rapportent les grands moments.

L’esprit des premiers jours de l’association est toujours vivant. C’est en effet autour de la littérature et de la poésie afghanes que s’étaient retrouvés au printemps 1998 un groupe des jeunes Afghans pour organiser une rencontre poétique, devenue la base de la fondation de l’Acas. Un nombre considérable de poètes et d’écrivains qui faisaient partie de la diaspora afghane en Europe avaient participé à l’événement. Aujourd’hui, la culture est toujours au centre de la vie de l’association, au cœur de l’Alsace, mais l’Acas n’a pas oublié le cœur de l’Asie et ceux qui y vivent. Ses adhérents travaillent avec Madera qui aide au développement rural en Afghanistan et le comité Alsace d’Afrane avec qui ils construisent des bâtiments scolaires dans la région d’Hérat.

Photos Acas

l’ambassadeur avec M. Zaher, président de l’Acas.

Dernières Nouvelles d’Alsace, édition du 19 juin 2018

« Welcome to Pâristân », une plongée au cœur du Little Afghanistan parisien

Dans le cadre de la journée d’étude sur les migrations afghanes qui s’est tenue à Sciences Po, le film de Mohammad Reza Sahibdad était présenté par le réalisateur et l’actrice Sediqa Dawlat  

Dans « Welcome to Pâristân », le réalisateur Mohammad Reza Sahibdad expose au spectateur la trajectoire d’Afghans, hommes, femmes et adolescents, qui ont quitté leur pays pour trouver refuge en France. Ce film est l’histoire d’une rencontre, celle de personnes en quête d’une nouvelle vie et d’un pays dont elles ont pour la plupart une vision idéalisée, parfois romantique. Cette rencontre prend autant de formes différentes qu’elle compte d’acteurs. Sediqa, Latif, Gholam ou encore Esmat Ali suivent chacun un chemin différent et abordent ce nouveau pays chacun à sa façon. Naviguant constamment entre la perception du pays d’accueil et celle de la terre mère, Mohammad Reza Sahibdad explore habilement le sentiment de tiraillement qui semble habiter ses personnages.

Indirectement, il s’agit aussi d’un film sur la France et sur les Français. L’histoire oppose agents administratifs pointilleux et citoyens lambdas qui accueillent chez eux, comme l’un des leurs, un réfugié afghan. A l’image de Gholam accueilli par une famille bretonne avec laquelle il passera noël et partagera sa passion pour la cuisine. Et la magie de la rencontre opère…

Mais ce film est avant tout un film sur les Afghans et l’Afghanistan qu’ils s’appliquent à recréer dans leur exil. Il nous immerge dans des réunions politiques en faveur de la paix et s’amuse de l’obsession de leurs organisateurs pour la sécurité qui dénote une volonté de faire « à l’afghane ». Il nous plonge au cœur des célébrations de l’Ashoura, durant lesquelles les fidèles rivalisent d’ardeur pour prouver leur dévotion à l’imam Hussein. Mohammad Reza Sahibdad entraîne le spectateur dans les coulisses de l’exil, dépassant les aspects politiques qu’il en connaît.

Malgré le manque de moyens flagrant et assumé par le réalisateur, « Welcome to Pâristân » est un film d’une grande finesse et d’une qualité cinématographique certaine, passant avec tact de l’élégance à l’émotion crue.

Le film se termine sur le rassemblement des Afghans de Paris place de la République pour commémorer le lynchage de Farkhunda, jeune étudiante en sciences islamiques, emportée par la barbarie et la cruauté de ceux qui n’ont que la violence pour s’exprimer.

Une projection du film aura lieu le jeudi 5 juillet á 17h au 12 rue d`Assas (Merto Rennes, ligne 12)

Photo Jean-Baptiste Caffard. Sur la droite, l’actrice Sediqa Dawlat, le réalisateur Mohammad Reza Sahibdad. Au centre, Pascal hanse, directeur de l’Institut français de Kaboul.

https://www.youtube.com/watch?v=5Mv_ZKQo1iQ

Pour la Journée Mondiale des réfugiés, les chefs-cuisiniers sont aux fourneaux

Dix-huit jours d’événements, quatorze villes mobilisées, plus de 100 restaurants participants et plus de 90 chefs réfugiés… Le Refugee food festival régale des milliers de gastronomes, en leur faisant découvrir des cuisines venues de Syrie, du Niger, du Tchad, de Tchétchénie, Irak, Ethiopie, Afghanistan bien sûr et de beaucoup d’autres pays.

A Paris, la soirée de clôture (dimanche 24) réunira à Ground Control tous les chefs qui ont œuvré pendant la semaine dans la capitale.

PARIS 2018

La trève pour ‘Eid a rendu possible d’imaginer un pays en paix

Le président Ashraf Ghani a annoncé une prolongation du cessez-le feu de trois jours qui étaient observés à son initiative pour la fête de ‘Eid. Les talibans, malheureusement, n’ont pas accepté de proroger cette trève historique – la première depuis 2001. Pourtant, un pas important a été franchi. Liesse, fraternisation, les trois jours de cessez-le-feu ont donné lieu à des scènes inédites et laissé, d’après de nombreux témoignages, un goût de paix dans le cœur des talibans qui ont retrouvé leur famille, leurs frères, leurs sœurs, leurs voisins. Les médias se sont remplis de photos et de vidéos montrant des Afghans en uniforme ou coiffés de turbans noirs fraternisant les uns avec les autres et avec les civils.

Les témoignages ne manquent pas qui décrivent combattants et officiels prenant des selfies ensemble, talibans et forces nationales de sécurité s’embrassant, taliban tendant une rose à des soldats de l’armée afghane… le ministre de l’Intérieur Wais Barmak  a arrêté sa voiture pour accueillir et féliciter des talibans qui entraient dans Kaboul. De tels événements se sont produits à Helmand, Kandahar, Zabul, Uruzgan, Farah, Ghazni, Paktia, Paktika, Logar, Wardak, Kabul, Laghman, Nangarhar, Kunduz, Takhar, Baghlan, Faryab and Badghis.

La fin du ramadan a aussi coïncidé avec l’arrivée dans la capitale des Marcheurs pour la paix d’Helmand. Leur cheminement, 700 km par une température de 40°, sans boire mais supportés par de nombreux villageois tout au long du périple, aura aussi galvanisé les sentiments pro-paix de la population. Cette marche a montré que « les Afghans ont soif de paix », ont affirmé les marcheurs.

Après une telle fraternisation, il sera sans doute plus difficile pour les combattants afghans de se tirer les uns sur les autres. Le journal britannique « The Guardian » cite un jeune combattant taliban, Muhammadullah : « Je suis allé en ville et les mosquées étaient pleines, je n’ai rien remarqué qui aille à l’encontre des lois islamiques. Après la douceur de ces trois jours de paix, le retour au carnage paraît étrange. Comment seulement comparer la paix et la guerre ? ».

Un chef taliban a déclaré que le commandement, reconnaissant la pression en faveur de la paix dans les rangs des insurgés, étudiait l’éventualité d’un nouveau cessez-le-feu de dix jours pour la prochaine fête de ‘Eid, en septembre prochain.