Décès de S. E. le Prof. Hazrat Sibghatullah MUJADDEDI, ancien président et figure de la résistance contre l’invasion soviétique

L’ambassade de la R.I. d’Afghanistan en France a le  profond  regret  de faire part du décès,  survenu  le lundi 11 février 2019  à l’âge de 94 ans,  de  Son Excellence le Prof. Hazrat Sibghatullah MUJADDEDI. Il avait assumé les fonctions de président de l’Etat islamique d’Afghanistan en 1992.

Après l’invasion de  l’Afghanistan, il a fondé le parti Jabbayé Néjaté Mili, le Front de libération nationale. De 1979 à 1989, il a été l’une des figures emblématiques de la résistance afghane contre l’invasion soviétique.

S.E. le Prof. Hazrat Sibghatullah MUJADDEDI a présidé la Loya Jirga de 2003, la Grande Assemblée qui a approuvé la nouvelle constitution de l’Afghanistan après la chute du régime des talibans en 2001.

Entre 2005 et 2011, il a été président puis membre de la Meshrano Jirga, la Chambre haute du Parlement.

Il a également siégé au Haut Conseil de la paix afghan.

Chef spirituel de la Confrérie soufie « Naqshbandi », S.E.M.Mojaddedi était considéré comme un dirigeant modéré, tolérant et fervent acteur pour la paix et la réconciliation.

Les politiciens se félicitent de l’appel du président Ghani à la « grande jirga »

Les délégués à la grande consultation définiront les questions négociables et non négociables dans les pourparlers de paix.

Un certain nombre de personnalités politiques afghanes, d’anciens membres du gouvernement et de chefs de partis politiques, soucieux se trouver une solution politique à la crise, ont accueilli favorablement l’appel du président Ashraf Ghani à la constitution d’une grande jirga consultative, une assemblée traditionnelle, sur le processus de paix en Afghanistan.

« À la Jirga, les gens vont discuter de la nature des pourparlers de paix et du gouvernement de l’après-paix en Afghanistan », avait précisé M. Ghani lundi, en présentant le projet.

Le Chef exécutif, Dr Abdullah Abdullah, a déclaré qu’il soutenait toute mesure prise pour rétablir la paix en Afghanistan. « Je soutiens toute action ou effort qui nous rapproche de la paix. »

Dans le même temps, la Commission indépendante des droits de l’homme en Afghanistan (AIHRC) a tenu mardi à Kaboul une réunion réunissant une centaine de femmes juges, qui ont discuté du rôle des femmes dans le maintien de la justice et des droits fondamentaux.

Le président Ghani appelle à la création d’une « Jirga » pour la paix

Le président Ashraf Ghani a appelé lundi à la création d’une grande assemblée consultative sur le processus de paix dans le pays, visant à faciliter les pourparlers directs entre le gouvernement afghan et les talibans.

S’exprimant lors de la Réunion consultative nationale sur la paix qui s’est tenue lundi 11 février au palais présidentiel, M. Ghani a déclaré que la décision de tenir une jirga avait été prise sur avis des délégués de la réunion pour aider une paix « digne » dans le pays. « À la Jirga, les gens vont discuter de la nature des pourparlers de paix et du gouvernement de l’après-paix en Afghanistan », a précisé M. Ghani.

Le président a chargé son Représentant spécial pour les affaires régionales pour le consensus sur la paix, M. Umer Daudzai, d’accélérer les efforts en vue de la convocation de la Jirga d’ici la fin du mois de mars. « Nous allons vers les consultations a-t-il affirmé.  Il n’y a aucun risque à tenir des consultations », ajoutant : « Nous devons déterminer les valeurs qui ne devraient pas être compromises. L’échelle de flexibilité et le coût de la paix doivent être clarifiés. » M. Ghani a indiqué que le travail sur le gouvernement post-paix avait commencé et que le sujet serait discuté lors de la troisième Conférence du processus de Kaboul en mars.

Peu après les déclarations de M. Ghani, l’ancien président Hamid Karzaï a réagi positivement, affirmant qu’il soutenait la démarche de l’administration du président. M. Karzaï a précisé qu’il considérait la Loya Jirga comme une plate-forme clé pour réunir les Afghans afin qu’ils discutent d’une paix durable dans le pays.

De son côté, le Chef exécutif M. Abdullah Abdullah a encore une fois blâmé les talibans pour leur refus de s’entretenir avec le gouvernement afghan, affirmant que les efforts des talibans visaient à « obtenir des concessions » et non à avoir de « vrais entretiens ». « L’obstination des talibans, qui ne sont pas prêts pour de véritables pourparlers, est la principale et unique raison de la guerre. Les démarches entreprises par eux (les talibans) concernent la propagande et les concessions, et non la bonne volonté ou des négociations réelles et sérieuses », a déclaré M. Abdullah au cours de son discours devant la réunion du Conseil des ministres de lundi.

« Pas de fossé entre le gouvernement et la nation »

Il a indiqué que les parties impliquées dans le processus de paix en Afghanistan devraient faire preuve d’une certaine « souplesse » afin de poursuivre le processus, ajoutant que les réalisations des dernières années ne devraient pas être sacrifiées. « La paix veut des sacrifices, mais les rêves du peuple ne doivent pas être sacrifiés. Cela signifie que cette terre appartient à tous les Afghans et que tous ont le droit de vivre dans la paix et la dignité. »

Ces propos du Chef exécutif font écho à ceux de M. Ghani, à propos de la Jirga : « Si vous voulez avoir une paix digne, alors il ne devrait pas y avoir de fossé entre le gouvernement et la nation ». Le président a réitéré son appel aux talibans pour qu’ils engagent des pourparlers directs avec le gouvernement afghan et évitent de nouvelles effusions de sang dans le pays.

M. Ghani a aussi évoqué lundi la prochaine échéance électorale : « Il y a un consensus sur le fait que les commissions en place n’ont pas su répondre aux exigences de la nation. Il existe un consensus pour modifier la loi électorale ». D’où la nécessité de la modifier afin de garantir la tenue des prochaines élections présidentielles conformément à la volonté des Afghans. Elles sont prévues pour le 20 juillet.

« Afghanistan, Histoire et mémoire » Un colloque du CEREDAF le 2 mars Espace Reuilly à Paris

Construction de l’histoire ; Conservation de la mémoire ; La transmission : des mémoires à l’histoire, tels sont les thèmes qu’abordera  le colloque, organisé par  le Centre d’études et de recherches sur l’Afghanistan (CEREDAF), qui se tiendra le 2 mars 2019 à l’espace Reuilly (12ème arrondissement).

Trois anciens ambassadeurs de France et un ancien ambassadeur afghan doivent y participer, ainsi que S.E. M. Abdel-Ellah Sediqi, ambassadeur d’Afghanistan en France, qui concluera les travaux. On y fera notamment un « état des lieux des historiens afghans » (par Assem Akram, docteur en histoire), on y discutera « Ecole, histoire et pouvoirs » (Zia Farhang, ingénieur civil) ou encore « Lieux de mémoire » (Véra Marigo, présidente du CEREDAF). Régis Koetschet, ancien ambassadeur de France en Afghanistan exposera « Un siècle de contribution française » ; Pierre Cambon, conservateur général au musée des Arts asiatiques-Guimet traitera du rôle du Patrimoine ; Belgheis Jafari Alavi, chercheuse-enseignante à l’INALCO,   abordera la question de la transmission d’une génération d’exilé à l’autre.

Tous les sujets et les intervenants ne sont pas annoncés ici. Le colloque promet d’être d’une grande richesse et d’un intérêt majeur.

CARTON

Le président Ghani se dit prêt à ouvrir un bureau à Kaboul pour les talibans

Le gouvernement a un plan pour apporter la paix dans le pays, « une paix durable et une paix dans la dignité » a déclaré M. le président Ghani au cours de sa visite, dimanche 10 février, dans la province de  Nangarhar. Il a rappelé que les talibans avaient tourné le dos à la paix en refusant les négociations de la Mecque, alors que selon certains participants aux discussions de Moscou  (les 5 et 6 février, entre quelques partis politiques afghans et des représentants des talibans), le message principal des discussions serait que la guerre doit se terminer dans le pays.

Dans ce contexte d’absence attendue de résultats tangibles à ces discussions de Moscou, le président s’est dit prêt à ouvrir un bureau à Kaboul, Kandahar or Nangarhar et à assurer leur sécurité.  Un responsable du Haut Conseil de la paix d’Afghanistan a déclaré que certaines parties de la résolution de Moscou seraient ajoutées à leur ordre du jour. « Le Haut Conseil de la paix étudie la résolution adoptée lors des discussions à Moscou, a précisé Sayed Ehsan Taheri, porte-parole du Haut-Conseil. Les parties de la résolution favorables aux Afghans seront prises en compte dans les activités quotidiennes du conseil ».

Selon Wahid Muzhda, analyste politique qui a participé aux discussions, les talibans sont arrivés à la conclusion qu’il n’est pas possible de se battre pour toujours. Il affirme même qu’ils ne cherchent plus à établir la monopolisation du pouvoir, la considérant comme un frein au retour de la paix en Afghanistan. Il leur reste à accepter les multiples propositions de discussions offertes par le gouvernement.

اطلاعیه

به  مناسبت 26 دلو، خروج  ارتش شوروی سابق از افغانستان، سفارت ج.ا.ا. در فرانسه به روز جمعه مورخ 16 فبروری 2018 تعطیل می باشد.

په فرانسه کی د افغانستان د اسلامی جمهوریت سفارت د سلواغی دمیاشتی په 26 نیته چی د پخوانی شوروي د سرو لښکرو له وتلو سره برابره ده، رخصت دی.

À l’occasion de la défaite et du départ de l’armée rouge de l´ex-URSS l´ambassade sera fermée au public vendredi 16 février 2018.